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C'est la rage au coeur que nous écrirons ces quelques lignes cette semaine pour rapporter ce qui s'est passé ce dimanche dans la banlieue dacquoise; une rage que tous les fidèles suiveurs du club spiritain partageait avec les joueurs, blêmes et aux bord des larmes pour certains, au sortir de cet incroyable traquenard.
Car l'indicible Monsieur Pucheu, arbitre de cette rencontre s'est livré à ce que l'on nomme communément un bon « arbitrage à la maison » caricatural et pour tout dire tout simplement révoltant. Il est vrai que l'équipe locale dominée dans tous les domaines par nos vaillants garçons et réduits aux expédients ne pouvait plus compter que sur un tel coup de pouce pour s'en sortir.
Au delà de ce résultat décevant et malgré l'énorme frustration d'être passés si près de la première victoire, les joueurs verts et violets nous ont adressé, ce dimanche après midi un formidable message d'espoir pour la suite de la saison.
Dans un contexte que tout le monde connaît et face à quinze adversaires, plus un et pas des moindres, nos gars ont réalisé une prestation remarquable de maîtrise et de solidité. Quand on réalise qu'au bout d'une grosse demi-heure, nous menions 15 à 6, je peux vous dire qu'il fallait voir la tête des locaux pour se rendre compte à quel point ils étaient perdus sur la pelouse. Il faut dire que notre jeu parfaitement en place les laissait sans solution.
Notre pack, la grosse force de l'équipe encore une fois, engloutissait tout sur son passage. Énorme en mêlée dans le sillage d'une première ligne indestructible où se signalait le jeune Hassan en pilier droit, une seconde ligne royale en touche et au combat comme d'habitude, et une troisième ligne au four et au moulin avec un Damien Maurey fer de lance sous un numéro huit tout nouveau pour lui.
C'est d'ailleurs lui qui était à l'origine de cette superbe action de la 29eme minute qui le voyait relancer puissamment sur ses trente mètres, trouver au relais la pile électrique Laurent Perrier qui transmettait à Fabrice Boue; celui-ci après une feinte de passe prenait irrésistiblement le trou et donnait à Jérôme Mundu qui s'en allait droit vers la ligne......Hélas, mille fois hélas, l'indescriptible M Pucheu commençait son numéro et faisait avorter ce magnifique mouvement en sifflant un en avant infinitésimal que lui seul avait vu.
Heureusement que pendant cette bonne période, le placide et métronomique Nicolas Hiraboure enquillait tranquillement et de tous les coins du terrain les pénalités qui se présentaient à lui, appuyé, et c'est une autre bonne nouvelle de l'après midi par le revenant Jakes Aguerre, qui lui se contentait de deux pauvres réussites de quarante neuf et de cinquante mètres, la routine quoi.....
Nous soulignerons de plus combien le retour de Jakes à consolidé et rassuré le secteur de nos lignes arrières. Son jeu au pied long et précis, associé à celui de Nicolas Hiraboure, a sans cesse renvoyé les landais dans leur camp, contribuant à asseoir la domination de notre paquet d'avants. On a retrouvé également avec plaisir son sens du placement et de la relance, si imprévisible pour les adversaires .
Et du coup, on a senti ses collègues autour de lui, jouer plus libérés et sûrs de leurs gestes et de leur technique.
Bref que du bien qui allait subitement virer au cauchemar. Les locaux dominés dans tous les compartiments décidaient alors, faute d'autres solutions de pourrir le match en se lançant dans un anti jeu caricatural. Mêlées relevées, plongeons de tout styles dans les rucks, échauffourées diverses .....
Dans ces conditions, vous connaissez nos garçons, ils ne sont pas vraiment du genre à tendre l'autre joue en agitant un drapeau blanc, dans la maison verte et violette, on répond présent au feu et on met un point d'honneur à montrer aux gars d'en face qu'ils ne sont pas tombés sur des faignants. Aurions nous du accepter de nous faire agresser sans rien dire, toujours est-il qu'à partir de ce moment du match, l'innommable M Pucheu se mit à n'arbitrer plus qu'une seule équipe, c'est à dire la Battite, en nous collant une multitude de pénalités dont certaines flirtaient avec le grotesque. Sans parler d'une généreuse distribution de cartons de couleurs variées qui achevaient de nous déstabiliser.
Ajoutez à cela, le scandale de scandales, c'est dire des mêlées simulées, la honte du rugby dit « moderne », que les landais nous imposaient dès le début de la seconde mi-temps, « bouffés » qu'ils étaient dans ce domaine. Ayant complètement retourné en leur faveur le contexte de la partie, ils avaient beau jeu alors d'additionner les points comme dans un cauchemar éveillé. Un essai, joli certes, mais qui profitait habilement de notre infériorité numérique et une avalanche de pénalités toutes mieux placées les unes que les autres nous reléguaient en deux coups de cuillères à pot à sept points soit 18 à 25.
Malgré ces coups du sort à répétition, la solidarité, l'envie, mais aussi la technique et l'organisation de l'ensemble, nous faisait dominer outrageusement les dernières minutes; deux nouvelles pénalités de Nicolas Hiraboure nous ramenaientt à un tout petit point de Saint Paulois à l'agonie. Les cinq dernières minutes atteignirent des sommet de suspens et d'injustice révoltante. Les locaux acculés dans leurs vingt deux mètres subissaient les assauts de nos joueurs. Ceux-ci groupés, disciplinés, enchaînaient les uns après les autres des ballons portés dévastateurs; une fois, deux fois, cinq fois, le paquet vert et violet avançait irrésistiblement, chaque fois stoppé par des entrées sur le côté flagrantes ou des prises aux jambes pour faire écrouler illicitement le mouvement. Tout cela se passant, vingt mètres face aux barres landaises, l'ensemble des supporters spiritains debout dans la tribune attendait en trépignant la pénalité indiscutable. Hélas, l'inconcevable M Pucheu parachevait son chef d'oeuvre de l'après midi en restant imperturbable face aux tricheries locales et même, cerise sur le gâteau de l'horreur, en finissant par nous pénaliser, nous accusant d'avoir gardé le ballon au sol.
Inutile de dire l'état d'écoeurement de l'ensemble de la communauté verte et violette après ce hold- up inqualifiable.
Dans cette période si difficile, il faut absolument que nos joueurs ne s' arrêtent pas au résultat brut, mais retiennent avant tout le contenu et les très belles choses qu'ils ont démontrées sur la pelouse saint pauloise, gages de futures belles performances, nous en sommes fermement persuadés.
LE BRAILLARD
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