| Alors que l’autocar transportant les joueurs de l’entente cadette ASB/AORC s’engage sur la Nationale 10 en direction de Linxe, la pluie ne cesse de tomber.
Tour à tour, les ailiers viennent questionner les entraîneurs à la tête du bus : « Vous croyez que le match sera maintenu ? ». Entendez plutôt : « Vous croyez que je vais toucher beaucoup de ballons aujourd’hui ? »…
Arrivés à Linxe, les joueurs peuvent se rendre compte que le terrain est parfait et que la partie va se dérouler normalement. Ne parlons pas trop vite, le pauvre Mr CLAVERIE, arbitre désigné par le comité pour diriger la partie est bloqué dans un bouchon causé par un accident de la route sur la Nationale 10. Il organise par téléphone les obligations d’avant match, la rencontre débutera donc à l’heure prévue avec un arbitre capacitaire.
15 h 00, le coup d’envoi est donné et la pluie cesse de tomber. Les locaux attaquent tambour battant, la défense des jeunes de l’ASB/AORC plie jusqu'à ses 22 mètres mais ne cède pas. Au bout de 10 minutes, nos jeunes mettent enfin la main sur le ballon et remontent le terrain. L’organisation offensive est plus nette et ces derniers arrivent enfin à s’installer dans les 22 adverses.
Sur une touche à 15 mètres de la ligne landaise, le ballon est capté à 2 mains par le premier bloc basque. Tous liés autour du ballon, les avants bayonnais se mettent en marche vers la terre promise à petits pas. Quelques secondes plus tard, le demi de mêlée Florian DUPUY n’a plus qu’à aplatir le ballon. 0 / 5 Le buteur et capitaine manque la transformation. Le score reste inchangé jusqu'à la mi-temps
A la reprise, les locaux reprennent les rênes et deviennent plus virulents voire agressifs dans le mauvais sens du terme. Nos jeunes se retrouvent à nouveau dans leurs 22. Cette fois la défense est mal organisée, on s’accroche aux maillots au lieu de plaquer aux jambes ! Les lancers sont moins précis en touche, on se débarrasse du ballon de manière intempestive…Comme si on était gêné de mener à l’extérieur…
Ainsi, à force de faire des politesses à l’adversaire et de lui rendre le ballon à chaque fois qu’il le perd, il ne s’est pas gêné de venir le déposer dans notre en-but et en transformant l’essai de surcroît. Comme pour nous remercier de nos politesses…7 / 5
Le temps mort est demandé par les entraîneurs bayonnais et angloys pour remettre la machine en marche et effectuer quelques ajustements. La partie reprend, Mr CLAVERIE calme les ardeurs d’un flanker landais en lui flanquant un carton jaune pour brutalité ! A 30 mètres légèrement à droite des poteaux, Marc JAUREGUIBEHERE, le buteur et capitaine de l’équipe tente la pénalité. Il nous offre une frayeur en demandant au ballon d’aller faire une bise au poteau avant de passer. 7 / 8
Sans conteste le dernier quart d’heure sera pour nos jeunes. Avec notamment des deuxièmes années resplendissants. Nous n’avons jamais été aussi bons dans cette partie que lorsqu’ils ont pris les rênes.
Romain PECASTAING nous a gratifié d’un grand match, mêlant ses prouesses techniques à sa présence hors norme sur le terrain.
Marc JAUREGUIBEHERE a tenu sa place, et, pourtant, ceci est nouveau pour lui. Josu LAPLACE, à sa manière, sans faire de bruit, a serré l’adversaire de près, là où les passes ne font pas 15 mètres, là où l’on ne voit pas le numéro 15 mais là où ça coince, là où ça sert, là où naît une action. Derrière des deuxièmes années conquérants, l’équipe a tenu le bon bout mais n’a jamais concrétisé. A la dernière minute, nos jeunes offrent une dernière pénalité à l’adversaire comme une dernière politesse… OUF ! Le buteur est précis mais trop court. Plein de sang froid, Romain PECASTAING attrape le ballon à deux mains et le dégage hors des limites du terrain. Mr CLAVERIE siffle la fin de la partie sur le score de 7 à 8 ! S’il fallait retenir une chose de ce match, c’est qu’il faut garder son sang froid afin de pouvoir tenir les rênes de la partie. Egalement éviter les « politesses » qui vous font rendre le ballon et vous mettent en danger. Le travail à l’entraînement doit être garant de l’avancée de l’équipe et ainsi engranger du capital confiance. Alors au travail tout le monde…
GRISOU
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