| Tout le groupe spiritain , et leurs supporters, attendaient impatiemment la visite des invaincus Nayais, afin de se jauger face à un gros bras de la poule; et on peut dire, sans se tromper, que c'est véritablement sans complexes aucun que nos joueurs allaient entamer cette partie.
Dès le coup d'envoi, la Battite va mettre la main sur le ballon, mettre une grosse pression sur l'adversaire et imposer d'énormes séances devant, en multipliant les mauls portés. Tactique bénéfique qui va pousser par deux fois les Béarnais à la faute, et permettre ainsi, à Cédric VIDAL, buteur d'occasion, d'enquiller joliment 6pts (8e)(11e);on ne pouvait rêver meilleur départ. Car derrière, la Battite va dominer la partie de façon incroyable, laissant imaginer que, finalement ce serait désarmant de facilité; pensant, au vu de l'absence de leurs canonniers habituels, les frères AGUERRE, qu'ils afficheraient un déficit dans leur jeu au pied, nos Battitards décidèrent , avec un panache qui les honorent, de jouer absolument tous les ballons à la main. On assista alors, à une orgie d'offensives tout terrain, certes spectaculaires et prometteuses, mais, hélas, toutes inachevées, car, finalement pas assez préparées, ni mises en place.
Et c'était oublier, qu'en face, il y avait un adversaire remarquablement organisé en défense, qui, sans s'affoler car n'étant pas suffisamment fixé devant, sût parfaitement se replacer derrière pour couper nos intervalles et finalement nous pousser à la faute;et pis que cela, les Nayais firent preuve, en plus, d'un froid réalisme inquiétant, en passant 2 pénalités par la botte de leur métronome SERRUT, pour deux pauvres incursions dans notre camp. (16e)(30e). Et heureusement, que chez nous, l'autre buteur du jour, Nicolas STEEL, fit parler toute la puissante précision de sa botte, en faisant passer le ballon par deux fois entre les lattes de 48 et 49m(27e) (40e) pour ainsi donner un avantage aux citrons, bien maigre en regard de notre domination, de 12 à 6 en faveur de la Battite.
Et nos verts et violets ne vont pas gamberger longtemps, en ce début de seconde mi-temps; dans le sillage de CARILLO et ANTOLIN, auteurs de deux brèches impressionnantes dans les lignes béarnaises, nos avants bien soudés vont parfaitement travailler ce ballon afin de le libérer dans le bon temps sur des lignes arrières enfin en surnombres. Enfin, quand nous disons lignes arrières, » le rugby moderne » veut que dans cette action, on assiste à deux interventions bien tranchantes de YOURI, notre talonneur et FRED MARTY, notre seconde ligne pour redresser le mouvement et permettre ainsi à MARMAYOU, judicieusement replacé lui aussi, de conclure en bout de ligne.(42e); 17 à 6, à ce moment, là, tout allait bien.
Et malheureusement, le scénario de la première mi-temps, au moins quant au score, allait implacablement se reproduire; et pourtant, nos garçons instruits de l'expérience de la première période, vont bien recentrer leur jeu au près en gardant le ballon bien au chaud et en pilonnant, pendant de nombreuses minutes la ligne, d'essai adverse. Tout cela, encore une fois, sans que la réussite ne daigne combler toutes ces entreprises; on pense par exemple à 2 actions, parmi tant d'autres, qui symbolisent cet état de fait :d'une part, sur un renvoi à l'agonie de l'arrière nayais, notre seconde ligne, Vincent MUNDUBELTZ récupère au niveau des 50 m et relance puissamment, effectuant même un cadrage débordement sur un adversaire, trouve Fred AUSSEL au relais, à 10 m de la ligne et malheureusement, le ballon est cafouillé au tout, tout dernier moment; et d'autre part, comment ne pas éprouver de regrets devant cette merveille de pénalité avec un maul porté d'école qui franchit la ligne en culbutant le pack adverse comme de vulgaires quilles, sans que, l'arbitre impavide, ne daigne accorder l'essai libérateur que tout le groupe et les supporters attendaient.
Et en même temps, sur quelques bribes de domination, les visiteurs réussissaient encore par leur diabolique ouvreur à rester dans la partie par 2 penalités (57e) (60e) qui les maintenaient, mais oui, à 2 petits points de notre équipe. Et le cauchemar faillit se réaliser totalement à la 77e minute, où l'ouvreur Nayais avait, des 51 m, la pénalité de la gagne au bout de ses crampons ; un scénario qui rappelait furieusement celui du dimanche précédent à Pont-Long, et qui; heureusement, se répéta, puisque, enfin, l'artilleur adverse échouait dans sa tentative. Nos vaillantas n'avaient plus alors, qu'à camper de nouveau dans la moitié de terrain béarnaise, ce qu'ils firent parfaitement en ne lâchant plus rien et en conservant leur avantage, si maigre était-il, et pourtant, amplement mérité.
Ils on dit :
PHILIPPE AIZPURU :
« On s'est un peu enflammé en première période en écartant systématiquement trop les ballons, alors qu'ils nous attendaient au large, on a bien repris les choses en mains en seconde mi-temps en les prenant plus devant, seule la réussite nous a fuis; mais cela viendra....... »
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