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Section Triathlon

 

4 h 00: 12 juillet 1986 : Des ombres s'agglutinent place Saint-André. Deux, dix, puis trente, et plus encore, l'A.S.B. arrive pour mettre en place les der­niers préparatifs de son Deuxième Triathlon. Ripper les voitures, placer les barrières du parc à vélo, clôtu­rer entièrement la place, installer le secrétariat, le temps passe vite.

8 h 00 : Les premiers concurrents sont là. Le secré­tariat est installé et les filles n'ont pas le temps de boire le café, il faut déjà inscrire, tatouer, renseigner. D'autres membres de l'A.S.B. arrivent, les cyclistes s'occupent du marquage au sol et vérifient le parcours, les karatequas installent les tables et chaises pour la soi­rée, les rugbymen sont partout, aux barrières, à Men­tachouri, dans les camions. Il n'y a maintenant qu'une seule équipe... l'A.S.B.

10 h 00 : Les concurrents continuent d'arriver. Ils seront trois cents et pas un de plus. Le règlement est for­mel et la sécurité aussi d'ailleurs. Nous avons refusé bien du monde, et du beau monde, la vice-championne de France, des allemands, tant pis. Certains attendent les désistements pour prendre une place, et l'attente est longue. .

Toute la France est représentée: Marseille, Tarbes, Toulouse, Bayonne, Paris, Nantes, Strasbourg, Biar­ritz, Hendaye, Agen, Bordeaux, Grenoble, mais aussi l'Espagne et l'Allemagne.

Des profs, des demi-profs, des sportifs confirmés, mais aussi beaucoup d'amateurs: « C'est la première fois, je le fais pour moi, pour mon plaisir )}.

12 h 00 : Ils, les triathlètes, se massent, se relaxent, se reposent, nous pas. Tout doit être fin prêt pour 12 h 30 et ce sera ainsi.

14 h.OO : Tout et tout le monde est prêt. Les carre­fours sont gardés, les ravitaillements sont montés, les bateaux sont là, le chronométrage est au top départ, l'ordinateur est branché, les caméras en batterie, les voi­tures ronflent.

Les trois bus de la STAB arrivent. Ils vont conduire les 300 concurrents au point de départ. On s'embar­que, on rit, on tremble, on se concentre, mais la bonne humeur est de rigueur.

15 h 00: Les triathlètes sont prêts au départ. Monsieur le Maire, quand vous voulez... Bombe... Plouf... Ils sont partis.

300 nageurs dans l'Adour, impressionnant !!! Les meilleurs se détachent très vite. Yves Cordier et

Reyberrol (B.D.) se tiennent. Ils sont les premiers à émerger de l'onde. Mais on ne souffle pas, on se change très vite, on prend son vélo, et c'est parti pour 45 km et deux boucles. Les derniers nagent toujours. Deux tours de 22km, oui mais aussi deux fois le mur de Lahonce, deux fois Mentachouri et quelques grimpet­tes, faut le faire!

Les premiers finissent leur première boucle à vélo quand les derniers sortent de l'eau. Les vélos et les nageurs se croisent, bravo le moral.

 

Cordier, Lecricq, Razous, Reybeyrol, Bertrand mènent la danse, mais les vétérans ne se laissent pas faire, Lopez (Président Section Triathlon de l'A.S.B.), Dingreville, Rauner, se battent comme des lions.

Cordier (Yves) encore lui, termine premier la partie

cycliste, suivi de très près par Lecricq.

Plus que... 12 km à pie et ce sera la fin , plus que...

On change de chaussures, casquette, un peu d'eau et c'est reparti. Mais les autres, où sont-ils? que font-ils? Ils pédal­ent toujours, ils souffrent, ils boivent beaucoup (de l'eau), ils abandonnent aussi: « trop dur, trop chaud, pas assez entraîné, mais je reviendrai )}.

Les premiers courent. Bertrand a déjà remonté une dizaine de concurrents, Lecricq suit Cordier à quelques foulées. Ils n'ont pas le temps d'apprécier notre ville, seule la victoire compte.

Ils finissent leur premier tour à pied quand les der­niers cyclistes arrivent, ouf pour l'organisation. Le public, si nombreux qu'il faut le pousser pour lais­ser passer les concurrents, merci d'être là. Dans les derniers cent mètres, à hauteur de la cathé­drale, Lecricq dépasse Cordier et franchit le premier la ligne d'arrivée, quel beau vainqueur ! Bertrand, lui, prend le temps de se changer et de soi­gner son look, il est troisième notre premier de 1985, mais heureux. Mais rien n'est fini, il ne manque que 290 concur­rents. Ils arrivent, seul, en groupe, fatigués, heureux, vidés, mais ils arrivent. 18 h 00: On attend les derniers... il pleut... tant pis, on attend. N'ont-il pas autant si non plus de mérite que les premiers? Enfin il est là le dernier, M. Dubois Robert, de Chateney Malabry en 3 h 29'08". Chapeau Monsieur, et en plus vous ,souriez.

Le Deuxième Triathlon de Bayonne est terminé.

Faut-il parler de ceux qui sous la pluie ont "rangé" la place Saint-André, de ceux qui ont servi à table plus de 400 personnes, de ceux qui ont démonté les ponteaux et estrades, de ceux, de ceux... c'était nous, nous l'A.S.B.

Mais sans l'aide de la municipalité de Bayonne, sans celle des services de police et de gendarmerie, sans le syndicat d'initiative, sans les sapeurs-pompiers, sans la Croix Rouge... infaisable...

Il y avait aussi, les Croisés de Saint-André, l'Aviron Bayonnais, Léo Lagrange, le Guidon Bayonnais, le Biarritz Olympique... et tous les anonymes... sans eux... très difficile.

Et nos partenaires, Géant Casino, P.A.M., Point "P", Evian, Nike, Radio Bayonne, Sud-Ouest, Salzedo 2000... impossible.

Merci à tous, et surtout à tous ceux que nous n'avons pas cités.

 

A l'année prochaine le 11 juillet à 17 h.