Menu   Précédent   Suivant

 

Le Secrétaire Général

 

"LA CHARRUE AVANT LES BœUFS..."

 

L'A.S.B. a traversé la saison dernière une période difficile et a frisé la relégation.

Après des débuts prometteurs, il suffit que quelques-uns de nos bons joueurs soient indisponi­bles pour que la saison bascule. Il faut reconnaître que le club ne possédait pas le potentiel et les qualités morales nécessaires pour jouer les premiers rôles dans cette poule difficile. Cette mésaventure n'est pas unique dans la carrière de l'AS.B. et déjà en 80/81, après quelques années fastes, des contre-performances inexplicables nous ramenèrent tout droit à la Ille Division.

Deux facteurs importants sont à mon avis les causes essentielles de cette carrière en dents de scie.

- notre insuffisance d'encadrement

- notre carence dans la formation des jeunes.

Les dirigeants qui, il y a plus de vingt ans, reformèrent l'A.S.B. n'avaient pour la plupart plus l'âge de démontrer sur le terrain leur savoir-faire rugbystique. Tous les joueurs des premières décen­nies furent donc recrutés et non formés au club. Si certains défendirent avec conviction nos couleurs, aucun ne possédait l'esprit de clocher qui, comme chez certains de nos voisins, donne le "gnac" per­mettant de redresser les situations les plus compromises.

Mais esprit de clocher ou esprit de club ne s'inculque qu'en formant et éduquant des jeunes. Faute de moyens nous avons pallié au plus pressé d'autant que cette politique fut un certain temps bénéfi­que puisqu'en treize ans l'A.S.B. partie de 4e série accéda à la 2e division.

En 1972 l'ébauche d'une école de rugby vit le jour sur un terrain vague de la ZUP. Les moyens mis à notre disposition se sont peu à peu améliorés, mais les efforts d'un trop petit nombre d'éduca­teurs n'amenèrent guère de résultats.

Il faut bien que nous tenions compte de cette évidence et que nous soyons enfin tous convaincus de la nécessité pour notre club d'une bonne école de rugby.

Les premiers gros efforts de ces dernières années commencent à se concrétiser. Déjà un nombre appréciable de joueurs que nous avons formés sont susceptibles d'opérer en équipe fanion. On peut sérieusement envisager que certains de nos juniors et de nos cadets pourront bientôt nous renforcer. Enfin, 60 benjamins et poussins s'entraînent régulièrement tous les samedis à Ste-Croix.

Il n'est donc plus question d'affirmer que nous mettons la "charrue avant les bœufs" en privilé­giant la recherche immédiate des résultats avant le souci de former.

La formation des jeunes ne pourra, bien sûr; régler tous nos problèmes et l'A.S.B. aura encore des hauts et des bas. Mais, avec des bases plus solides, des racines plus profondes, nous deviendrons un bon club de lIe Division qui n'attendra plus l'aléatoire défaite d'un mal classé pour connaître son avenir.

 

M. JUNQUAS